Le GEPALM créé en 1973 par  Francine Jaulin-Mannoni, organise des formations sur l'étude du développement des structures logiques, mathématiques et cognitives, destinées à former des praticiens compétents dans la prise en charge des enfants présentant des troubles de la compréhension, du raisonnement et du calcul.
A l’origine, destinées à la prise en charge de sujets présentant une pathologie du raisonnement logico-mathématique, les applications du GEPALM ont peu à peu concerné toute personne qui, à des degrés divers, présente un dysfonctionnement dans l’élaboration des structures de pensée. En effet, comment s’intéresser à une pathologie sans se pencher sur l’analyse épistémologique de la structure étudiée, sans essayer de déterminer la cause du dysfonctionnement autant que ses conséquences à court, moyen ou long terme (dans la vie scolaire, familiale ou professionnelle, par exemple), sans faire de liens avec l’ensemble du développement de la personne ? 
De la même façon, la formation issue de cette recherche a d’abord touché un large public d’orthophonistes mais s’est rapidement étendue aux psychomotriciens, psychologues, ergothérapeutes, éducateurs et enseignants spécialisés ou non, et plus généralement à toute personne curieuse de comprendre les fondements et le développement de la pensée logique, à commencer par la sienne propre.
De l’approche théorique à l’action thérapeutique.
A partir d’une étude théorique rigoureuse et de lectures (J.Piaget, Schmid-Kitsikis, H.Sinclair, B.Gibello, F. Jaulin-Mannoni, B. Guéritte-Hess…), un travail en « ateliers » de réflexion et de création permet aux participants à la formation du GEPALM de revenir sur leurs connaissances, de formuler leurs questions et de réfléchir aux stratégies envisageables pour accompagner chaque patient dans sa démarche personnelle et individuelle de (re)construction de la pensée logique et mathématique. Ce travail en atelier permet l’analyse, l’écoute et le respect de la démarche de chacun, la recherche des constructions antérieures (dont la consolidation est indispensable au franchissement de chaque nouvelle étape), la vigilance quant à la mise en place de véritables processus mentaux, élaborés à partir des actions exercées par le sujet sur les objets et intériorisées (et non pas sur les constatations issues de la manipulation de ces objets), ces processus mentaux étant les fondements de chaque acquisition. C’est encore dans ces ateliers  qu’on découvre comment déterminer des « univers » (ensembles structurés d’éléments sur lesquels portent les raisonnements), parfaitement définis en accord avec le sujet pour éviter les domaines de connaissance non maîtrisés ou les implicites, composés d’éléments symbolisés respectant les structures du réel. On y découvre également l’importance de l’interactivité entre patient et thérapeute : écoute active du langage employé, questionnements et observation de la démarche. 
Vous avez dit « méthode » ? Mais peut-on parler de méthode quand il s’agit, pour chaque patient et à chaque instant, d’exercer cet extraordinaire outil d’analyse qui permet de savoir comment orienter notre action thérapeutique ? parlons simplement de moyens mis à notre disposition pour créer, en accord et avec le patient, un matériel à partir duquel il va, en « jouant », pouvoir comparer, associer, dissocier, déplacer, symboliser, combiner, anticiper, mettre en relation, transformer, poser des énigmes, compter, calculer, mobiliser sa pensée, élaborer des stratégies, déduire, généraliser des contenus de pensée… plutôt qu’une méthode, la formation du GEPALM est un véritable outil modulable de prise en charge.